Le chiffre 7

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La Symbolique

Le 7 est le chiffre du rythme du « Sang », la mémoire nutritive de l’âme humaine.
Le 7 exprime les étapes de maturité, de génération.
Le 7 est associé à la lettre G dont la symbolique est décrite.
Tous les 7 ans environ, le sang se renouvelle totalement, avec les changements de caractère qui en découlent : 7 – 14 – 21 – 28 ans etc.

Ce passage du 7 est traduit par sa forme.
La diagonale centrale produit ce mouvement, qui est coiffé par la barre horizontale, ou demi carré, qui exprime le caractère « masculin » ou matériel.
Ce chiffre est composé exclusivement de droites, pas de courbe, contrairement au 6 vu précédemment.
Il représente une « virilité » nécessaire pour les transitions ou passages.
Rappelez-vous le « Le royaume des cieux appartient au violents ».
Le 7 dispose aussi de la fameuse barre horizontale médiane, identiquement à la lettre G, qui est la semence de la génération suivante.
Le 7 exprime une auto-fécondation.

La stylisation du 7 représente une faux, symbole de mort.
Ce n’est pas par hasard non plus.
Il faut, comme dit la tradition « tuer le vieil homme », c’est à dire enlever en nous les défauts et lourdeurs de ce qui n’est pas bon. C’est pourquoi, en cabale, LE CHIFFRE 7 = 79 = LA MORT liée à LA = 79 pour se refaire UN CŒUR = 79.
Cela dit en passant, remarquez que 79 exprime la génération ou re-génération en incubation, en germe ( voir le 9).
N’oublions pas que nous sommes ici pour mourir !


7 (sept) est l’entier naturel suivant 6 et précédant 8.

Le nombre 7 est un des nombres les plus marquants.
Il est en relation étroite avec l’histoire humaine (les sept merveilles du monde…), la symbolique des religions (les 7 jours de la semaine, les 7 péchés capitaux…) et la science (les 7 systèmes cristallins, les 7 unités de base du système international,…) les 7 couleurs de l’arc en ciel.
Il représente la perfection et est considéré comme un nombre magique.

– les sept planètes de l’alchimie
– les sept de la face (ou archanges)
– les sept métaux classique de l’alchimie : or, argent, mercure, plomb,fer, cuivre, étain)
– les sept notes de musique (do, re, mi, fa sol, la, si)
– les sept plaies d’égypte
– le 7 – se trouve exprimé -si l’on y ajoute le centre dans l’hexagramme (Sceau de Salomon)
– La semaine comprend six jours actifs, plus un jour de repos, figuré par le centre
– le ciel six planètes (dans le comput ancien)le étant au centre : l’hexagramme( six angles six côté ou six branches d’étoiles) le centre jouant le rôle de 7ème
– les 6 directions de l’espace ont un point médian ou central qui donne le nombre 7

Les humains s’intéressent aux nombres depuis la plus haute Antiquité.
Les Anciens donnaient aux nombres un caractère divin.
Le nombre 4 représentait la terre et ses 4 points cardinaux : est, ouest, nord, sud. Le nombre 3 représentait le ciel. Si on prend la terre (4) et qu’on l’ajoute au ciel (3), on obtient 7, la totalité de l’univers en mouvement.
Le chiffre 7 est sans doute le plus souvent cité dans la Bible et dans les littératures sacrées de tous les peuples.
C’est que tous les peuples lui trouvaient de grandes qualités : l’arc-en-ciel a 6 couleurs, la septième étant le blanc, celle qui contient toutes les autres. La gamme a sept notes, on croyait à l’époque qu’il y avait 7 planètes, il y a 7 jours dans une semaine.
Selon la Bible, le monde a été créé en 6 jours, Dieu chôma le septième et en fit un jour saint.
7 est le chiffre de l’entente essentielle conclue entre le monde divin et le monde humain.
Chez les Égyptiens, 7 est le symbole de la vie éternelle.
Le sanctuaire est éclairé d’un chandelier à 7 branches chez les Juifs, par 7 cierges chez les orthodoxes et chez les catholiques.


Dans la bible :

(Jean : Apocalypse):
13.1 Et il se tint sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème.

Les 7 péchés capitaux :

La paresse (son démon est Belphégor)
L’orgueil (son démon est Lucifer)
La gourmandise (Son démon est Belzébuth)
La luxure (Son démon est Asmodée)
L’avarice (Son démon est Mammon)
La colère (Son démon est Satan)
L’envie (Son démon est Léviathan)

Parenthèse sur Léviathan : Souvent représenté sous la forme d’un gigantesque serpent de mer, dont les ondulations sont à l’origine des vagues. Il est souvent identifié à la Bête de l’Apocalypse.

Sept jours de la création (Genèse 1)
Sept années d’abondance et sept années de famine dans le rêve de Pharaon (Genèse 41)
Sept jours de la fête de la Pâque (Exode 13:3-10)
Sept jours semaine, et la tendance concernant la distribution et l’utilisation de la manne (Exode 16)
Sept ans autour de l’année du Jubilé (Lévitique 25)
La chute des murs de Jéricho, le septième jour après la marche autour de la ville sept fois (Josué 6)
Sept choses que hait l’Eternel (Proverbes 6:16-19)
Sept pains multipliés en sept paniers de l’excédent (Matthieu 15:32-37)
Les Sept dernières paroles de Jésus sur la croix.
Sept hommes de rapport honnête, pleine de l’Esprit-Saint et de sagesse (Actes 6:3)
Sept Esprits de Dieu sont mentionnés dans le de l’Apocalypse.
Sept Églises de l’Asie à laquelle le «Livre de l’Apocalypse » est abordée.
Sept églises, sept étoiles, les sept sceaux, sept derniers fléaux, sept coupes ou bols, sept tonnerres dans l’Apocalypse, le dernier livre de la Bible


En Islam

Le nombre des cieux dans la tradition islamique.
Le nombre de terres dans la tradition islamique.
Le nombre de feu en enfer. I.e. 7 feux de l’enfer.
Le nombre de portes pour le paradis et l’enfer est également sept.


Dans l’histoire :

Il y eut 7 empereurs de Rome :
Julius Caesar, Augustus, Galba, Hadrian, Nerva, Sallust, Vespasian


Les 7 arts liberals:

La grammaire, la rhétorique, la dialectique, l’arithmétique, la géométrie, l’, la musique.


Les 7 sages :

Les Sept Sages peuvent se référer à:
Saptarishi ou Sept Sages de l’Inde ancienne
Sept Sages de la Grèce
Sept Sages de la Bamboo Grove en Chine
Sept Sages de Rome ou Sept Maitres Sages (un cycle de récits médiévaux)


Les 7 merveilles du monde antique :

La Pyramide de Khéops
Les Jardins Suspendus de Babylone
La statue de Zeus
Le temple D’Artémis
Le Mausolée d’Halicarnasse
Le Colosse de Rhodes
Le Phare D’Alexandrie

Seule la grande pyramide de Gizeh (Khéops) a survécu jusqu’à nos jours. Les six autres ont été détruites par le feu, par des tremblements de terre et par d’autres causes.


Les 7 merveilles du monde moderne :


Les Sept nouvelles merveilles du monde ont été désignées à la suite d’un vote, organisé par la New Seven Wonders Foundation, liée à la New Open World Corporation, et dont les résultats ont été dévoilés le 7 juillet 2007 à Lisbonne.
La Grande muraille de Chine
Pétra
Statue du Christ Rédempteur
Machu Picchu
Chichen Itza
Colisée
Taj Mahal


En Biologie :

Avec peu d’exception, tous les mammifères on 7 vertèbres dans le cou.
Il y a 7 types de selon la classification de Baltimore


En astronomie :

Il y a 7 objets stellaires pouvant être vue a l’œil nue de la Terre : Soleil, Lune, Mercure, Venus, Mars, et Saturne.
Les 7 Filles D’Atlas : 7 Sœurs dans les Pléiades.


Les Sept Chutes :

À quelques minutes du mont Sainte-Anne et de la pittoresque municipalité de Saint-Ferréol-les-Neiges, les sept chutes dévalant en cascades un escarpement de près de 128 mètres et s’engouffrant, en un formidable tumulte, dans des gorges et des canyons taillés à même le roc de l’un des plus beaux sites naturels du Québec. Présentation Hydro-Québec. (Hydro=Hydre, attention on entre dans le poussé la… )


Les sept chakras principaux.

En Égypte, on dit que les chats ont 7 vies, par opposition à la culture occidentale où la légende leur donne 9 vies.
Le nombre d’Archanges selon certains systèmes.
Dans la mythologie Khasi, les sept femmes divine qui ont été laissées sur la terre et serait devenu les ancêtres de toute l’humanité.
Le nombre de portes traversés par Inanna au cours de sa descente dans les enfers.
Le nombre d’hommes endormis dans le mythe chrétien les «Sept Dormants».
Le nombre des îles principales de la mythologie Atlantis.
Dans le folklore britannique, tous les 7 ans, la Reine des Fées verse une dîme à l’Enfer (ou possiblement Hel) dans le récit de Tam Lin.
Le 7e glyphes du calendrier mayas représente le jour dans la création et la créativité, et est associée à la perfection. Ceci est le glyphe de la dernière journée de leur calendrier qui se termine le 21 Décembre 2012.


 Cette representation sont un heritage de l’études des polyèdres régulier faites par platon et pythagore (le symbole de ralliement des pythagoricien fut le pentagramme) et egalement de la fameuse musique des sphères : Puisque les planètes se meuvent, elles doivent forcément produire du son.

Ce son est proportionnel à la vitesse de déplacement, et donc plus la planète est lointaine, plus le son est aigu.

C’est ce qu’on appelle « la musique des sphères », qui permet d’associer les règles qui déterminent l’ordre des planètes, et les règles qui fondent l’harmonie musicale.

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Construction géométrique

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L’heptagramme 7/2

Il existe deux types d’heptagrammes réguliers, dénommés ci-dessous 7/2 et 7/3, le second nombre représentant l’intervalle entre les vecteurs utilisé pour tracer la figure. 7/1 désigne ainsi un simple heptagone.

L'heptagramme 7/3

L’heptagramme 7/3

La plus petite étoile polygonale est le pentagramme (5/2). La suivante, l’hexagramme (6/2) est une combinaison de deux triangles. L’heptagramme est le plus petit polygone en forme d’étoile qui puisse être tracé de deux façons différentes sous forme de fractions irréductibles. On trouve ensuite l’octagramme ou octogramme (8/3) suivi de l’ennéagramme régulier, qui lui peut prendre trois formes, 9/2, 9/4 ou 9/3, soit une combinaison de trois triangles.

Les deux heptagrammes réguliers tracés au sein d'un heptagone

Les deux heptagrammes réguliers tracés au sein d’un heptagone.


Le mot sept vient du latin septem « sept », dont la racine se retrouve dans toutes les langues indo-européennes : germanique *sebun (gotique sibun, allemand sieben, anglais seven), vieux slave sedmĭ, lithuanien septyni, celtique *sextan (vieil irlandais secht, gallois saith, breton seiz[2] et sanskrit saptá, tous de l’indo-européen *septm.
Les mots arabe sebt et hébreu shabat signifient tous deux « septième jour » (le samedi chrétien qui est le sixième).


Le nombre de têtes de certains monstres comme l’Hydre de Lerne.
Pour la statue de la Liberté, à New York, les sept rayons de la couronne représentent les sept mers et continents.
Le nombre d’années de malheur qui devrait s’abattre sur celui qui aurait cassé un miroir.


Sept est un nombre premier super-singulier.
En Écosse, un « sept » est souvent une famille qui est absorbée dans un grand clan écossais. Par exemple, La famille Burns a été absorbé dans le Clan Campbell. La famille Burns étant très petite et ayant un héritage incertain, a gagné la légitimité et la protection du clan Campbell.

Chaque clan écossais a typiquement un certain nombre de septs, chacun avec son propre nom de famille. Les septs ont le droit de porter les tartans du clan auquel ils appartiennent, bien qu’ils aient souvent leurs propres tartans


Symbole religieux et occulte

Heptagramme représentant les sept jours de la semaine, symbolisés par les planètes associées.
Heptagramme représentant les sept jours de la semaine, symbolisés par les planètes associées.

L’heptagramme est utilisé comme symbole dans plusieurs traditions religieuses et occultes.

Le premier heptagramme (7/2) est un symbole utilisé dans la tradition kabbaliste, puis par Aleister Crowley et l’Ordo Templi Orientis qui le désignent sous le nom d’« étoile (ou sceau) de Babalon », déesse de Thelema.

Le second heptagramme (7/3) est connu chez les Wiccans sous le nom d’« étoile elfique » ou « étoile féérique », et constitue un symbole sacré pour les adeptes de la tradition Wicca féérique. Parallèlement, il a été adopté comme un signe distinctif par les membres de la sous-culture Otherkin. La Blue Star Wicca utilise également ce symbole sous le nom de « septagramme ». Cet heptagramme est également utilisé comme un symbole de puissance magique par d’autres cultes « païens ».

Dans la tradition chrétienne, l’heptagramme représente les sept jours de la création, et est devenu un symbole permettant de repousser le Mal. Cette explication est généralement avancée pour expliquer la forme primitive des étoiles de shérif aux États-Unis, qui comptaient originellement sept branches.

Dans nombre d’autres religions, tout comme le chiffre 7 en général, l’heptagramme est le symbole de la perfection divine.

Enfin, dans la culture alchimique, une étoile à sept branches représente généralement les sept planètes du système solaires qui étaient les seules connues des anciens alchimistes.

Ancien blason de la République démocratique de Géorgie, 1918-1921, 1991-2004.
Ancien blason de la République démocratique de Géorgie, 1918-1921, 1991-2004.

les sept Dormants

Les compagnons de la Caverne, Ashab al-Kahf (Coran, 17) étaient sept (les sept Dormants).

Des charmes sont composés avec leurs noms, auxquels on ajoute celui du chien qui les garda pendant 300 ans (E. W. Lane – The Arabian Night’Entertainment, New York ,1927 (nouvelle édition)).

Les sept portes du paradis s’ouvrent devant la mère de sept filles.

On lit sur la femme enceinte menacée d’un danger sept versets de la sourate.

En Iran au moment de l’accouchement, on place sur une nappe une lampe allumée et on garnit la nappe de sept sortes de fruits et de sept espèces de graines aromatiques.

L’enfant recevait généralement son nom le septième jour.

 

Parfois à la veille de son mariage, une jeune fille se rend à la rivière, remplit et vide sept fois sa cruche, puis jette à l’eau sept poignées de grains (H. Masse – Croyances et coutumes persanes, 2 volumes, Paris, 1938). Symbole magique de fécondité.

 

Au Maroc, les femmes stériles enroulent leur ceinture sept fois autour du tronc de certains arbres, puis l’attache à l’une des sept cordes qui y sont fixées. (E. Westermarck – Ritual and belief in Morocco, 2 volumes, London, 1926).

 

En Syrie une jeune fille sans prétendant exorcise les mauvaises influences qui l’empêche de trouver un mari en se baignant dans la mer et en laissant passer sept vagues au-dessus de sa tête.

Si l’on met un sabre nu devant un enfant âgé de sept jours il deviendra courageux.

 

Sept éléments sont essentiels à la parure des femmes. Pour assurer à un défunt le pardon de ses péchés, il faut tirer sept lignes sur sa tombe. L’inhumation faite on s’éloigne de sept pas, puis on revient d’autant.

 

On rend visite au mausolée du saint, qu’on veut solliciter, sept jours ou quatre fois sept jours.

Des voyageurs devant passer la nuit dans un lieu inhabité en font sept fois le tour.

On pense souvent que l’âme des morts reste auprès de al tombe pendant sept jours.

Les exemples sont innombrables. Il s’agit d’un nombre sacré, généralement bénéfique, parfois maléfique. Un dicton déclare que « sept est difficile ».

 

Le célèbre ouvrage de Nizami, « Les sept Princesses », joint le symbolisme des couleurs à l’astrologie : sept palais ont chacun la couleur d’une des sept planètes ; dans chacun d’eux se trouve une princesse de l’un des sept climats.

 

Les mystiques musulmans déclarent que le Coran comporte sept sens (il est parfois question de soixante-dix sens). Une tradition du Prophète (hadith) affirme : « le Coran a un sens exotérique et un sens ésotérique. Ce sens ésotérique a lui-même un sens ésotérique, et ainsi de suite jusqu’à sept sens ésotériques ».

 

La physiologie mystique, si caractéristique du soufisme iranien, se fonde sur le septénaire. Des auteurs tel que Semnâni distinguent sept organes (ou enveloppes) subtils « dont chacun est la typification d’un prophète dans le microcosme humain….

 

Le premier est désigné comme l’organe corporel subtil ; il est désigné comme l’Adam de ton être…

Le sixième est le Jésus de ton être.

Le septième est le Mohammad de ton être ».

 

(Henri Corbin, L’homme de lumière dans le soufisme iranien (pages : 238 et suivantes), Paris, 1961).

Ces enveloppes subtils sont associées à des couleurs : noir mat, pour l’ « Adam » ; bleu, pour « Noé » ; rouge pour »Abraham » ; blanc, pour « Moïse » ; Jaune, pour « David » ; noir lumineux, pour « Jésus » ; vert, pour « Mohammad ». (Henri Corbin, L’homme de lumière dans le soufisme iranien (pages : 242).

 

Les sept différentes étapes sur la voie mystique sont symbolisées par ATTAR, dans son célèbre poème intitulé « Le langage des oiseaux », par sept vallées : la première est celle de la recherche (talab) ; la deuxième est celle de l’amour (eshq) ; la troisième est celle de la connaissance (ma’rifat) ; la quatrième est celle de l’indépendance (istignâ) ; la cinquième celle de l’unité (tawhîd) ; la sixième celle de l’émerveillement (hayrat) ; et la septième, celle du dénuement (faqr) et de la mort mystique (fenâ).

 

Chez les indiens de la Prairie, ce nombre représente les coordonnées cosmiques de l’Homme par addition des quatre points cardinaux (plan de l’immanence) et de l’axe du monde, traversant ce plan en son centre, qui est l’ « ici » (l’Homme) et se terminant par l’en-dessous et l’au-dessus. 7 = 4 (points cardinaux) + 2 (axe vertical) + 1 (centre), ce 1 étant la résultante de 4 et 2. L’opposition transcendantale de l’au-dessus et de l’en-dessous se résout par la rencontre du plan d’immanence en l’Unité, qui est la place de l’Homme (d’après Hartley Burr Alexander, Le Cercle du Monde (The world’s rim : Great mysteries of the north american indians), Paris, 1962).

 

Même symbole, mais transposé sur le plan social, chez les indiens Pueblo. La ville sainte de Zuni, « Centre du Monde », est divisée en sept parties correspondant aux « sept quartiers du monde ». Elle est faite de la réunion de sept anciens villages représentent la même division du cosmos. La division sociale était calquée sur le même plan, les clans étant rattachés par groupes de trois à ces septièmes, à l’exception du clan des perroquets, premier clan de la tribu, qui occupait seul le « milieu », l’ « ici » (Werner Muller, les religions des indiens d’Amérique du Nord, in Les religions amérindiennes (pages 277 et 278), traduit de l’allemand par L. Jospin, Paris, 1962). Les couleurs cosmiques étaient réparties selon cette même « boussole cosmique ».

 

Chez les Maya – Quiché, le Grand Dieu du Ciel, qui se fait Dieu – Treize avec les douze étoiles (dieu de la pluie) se fait aussi Dieu – Sept avec six soleils cosmiques : il constitue ainsi le groupe des dieux agraires. L’idéogrammes du Dieu – Sept est représenté par la Grande – Ourse.

 

Chez les Mames, descendants des Mayas, le foyer est formé de six pierres (trois grandes et trois petites) qui, en recevant la marmite, forment le nombre sept, attribut du Dieu – Agraire, qui est aussi celui du feu sous toutes ses formes : feu divin = foudre ; feu de l’inframonde = réchauffant la Grand-Mère Terre ; foyer = feu des hommes (Raphaël Girard, Le Popol-Vuh, Histoire culturelle des Maya-Quiché (page 81), Paris, 1954).

 

Le Dieu Agraire est Dieu-Sept parce que le nombre sept est lié au phénomène astronomique du passage du soleil par le zénith, qui détermine la saison des pluies (Popol-Vuh). Ce Dieu étant l’archétype de l’Homme Parfait impose son symbole numérique à la famille humaine : celle-ci, en effet, doit idéalement comprendre six enfants ; ils forment le corps du sept, dont la tête est faite de la symbiose luni-solaire des parents, rappelant les Jumeaux divins créateurs (Raphaël Girard, Le Popol-Vuh, Histoire Naturelle culturelle des Mayas-Quiché (page 237), Paris, 1954.

 

Chez les Mayas, le septième jour, placé au milieu de la semaine de treize jours, est sous lesigne du dieu Jaguar, expression des forces internes de la terre. C’est un jour faste (Eric S. Thompson Junior, Maya Hieroglyphic writing, university of Oklahoma, nouvelle édition, 1960).

 

La déesse 7, appelée “sept serpents” ou “sept épis”, placée au milieu de la série 1 à 13, symbolise le cœur de l’homme et du mais. Les jours numérotés 7 sont favorables (Jacques Soustelle, La pensée cosmologique des anciens Mexicains, Paris, 1940 et Eric S. Thompson Junior (ibidem)).

 

Dans le temple de Coricancha, à Cuzco, où était résumé tout le panthéon des Incas, un mur portait près de l’arbre cosmique, un dessin représentant sept yeux nommés, « les yeux de toutes choses ». Lehman-Nitsche pense qu’il s’agir à la fois de la constellation des Pléïades et, sans doute, des yeux de la divinité suprême ouranienne, Viracocha. Il observe que le prophète Zacharie (4, 10) parle des « sept yeux du Seigneur », qui surveillent tous les peuples de la terre.

 

En Afrique également, sept est un symbole de la perfection et de l’unité. Chez les Dogons, 7 étant la somme de 4, symbole de la féminité, et de 3 symbole de la masculinité, représente la perfection humaine (Marcel Griaule, Dieu d’eau, Paris, 1948).

 

Les Dogons considèrent le nombre 7 comme le symbole de l’union des contraires, de la résolution du dualisme, donc comme un symbole d’unicité et par là de perfection. Mais cette union des contraires, qui est très précisément celles des sexes, est également symbole de fécondation. Pour cette raison, le verbe étant analogue au sperme comme l’oreille est au vagin, pour le Dogon, le nombre 7 est l’insigne du Maître de la Parole, dieu des pluies nouvelles, et donc de l’orage et des forgerons (Marcel Griaule (ibidem) et P. Grison, la légende des Hong, in Et. trad. n° 377, Paris, 1963).

 

Sept, somme du 4 femelle et du 3 mâle, est également le nombre de al perfection pour les Bambaras. Le dieu souverain, Faro, dieu d’eau et du verbe, habite le septième ciel, avec l’eau fécondante qu’il dispense sous forme de pluies. C’est également dans le septième ciel que s’abîme chaque soir le soleil à la fin de sa course. La terre, comme les cieux, comprend sept étages et les eaux terrestres sont également au nombre de sept, de même que les métaux. Sept est à la fois le nombre de l’homme et le principe de l’univers.

 

Somme de 4 et 3, il est le signe de l’homme complet (avec ses deux principes spirituels et de sexe différents), du monde complet, de la création aboutie, de al croissance de al nature. Il est aussi l’expression de al Parole Parfaite et par là de l’unité originelle.

 

Les Tatars de l’Altaï, pour vanter les sanctuaires de leur pays antal les comprennent tous sous une seule dénomination « Mon pays aux Sept Portes et mes eaux » (Uno Harva, Les représentations religieuses des peuples altaïques, traduit de l’allemand par Jean-Louis Perret, Paris, 1959).

 

Le chiffre sept est un « chiffre cosmique sacré » chez les Turco-Mongols souligne Jean-Paul Roux, page 98, dans Faune et Flore sacrées dans les Sociétés Altaïques, (Paris, 1966).

 

Le sept, nombre de l’homme parfait – c’est-à-dire de l’homme parfaitement réalisé-, est donc, on le comprend aisément, le nombre de l’androgyne hermétique, comme il est en Afrique celui des Jumeaux mythiques. Car il est bien certain que cet androgyne et ces jumeaux ne font qu’un. Significatifs sont encore les mariages d’arcanes majeures du Tarot qui forment le sept. Sept par quatre et trois c’est le couple Empereur – Impératrice, le Père et la Mère, la perfection dans le Manifesté, l’intérieur et l’extérieur du pouvoir temporel assumé, la Somme harmonieuse des Quatre Eléments et des Trois Principes de la Science Secrète. En revanche le couple de la spiritualité, Pape – Papesse, donne lui aussi sept, mais par cinq et deux. Qaun à l’arcane sept, expression de ces deux mariages, on ne s’étonnera pas qu’il soit celui du Chariot, signe d’accomplissement.

les Sept étapes de l’évolution

Dans les contes et légendes se nombre exprimerait les « Sept états de la matière, les Sept degrés de la conscience, les Sept étapes de l’évolution :

  • 1 – conscience du corps physique : désirs apaisés de façon élémentaire et brutale ;
  • 2 – conscience de l’émotion : les pulsions se compliquent de sentiment et d’imagination ;
  • 3 – conscience de l’intelligence : le sujet classe, ordonne, raisonne ;
  • 4 – conscience de l’intuition : les relations avec l’inconscient se perçoivent ;
  • 5 – conscience de la spiritualité : détachement de la vie matérielle ;
  • 6 – conscience de la volonté : qui fait pousser le savoir dans l’action ;
  • 7 – conscience de la vie : qui dirige toute activité vers la vie éternelle et le salut.

Mmme Loeffer – Delachaux voit dans le Petit Poucet et chacun de ses frères des symboles de chacun de ces états de conscience. (dans son livre : Le symbolisme des contes de fée, Paris, 1949).

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[En plus des Sources multiples citées, il convient de noter /

Dictionnaire des Symboles – Mythes, Rêves, Coutumes, Gestes, Formes, Figures, Couleurs, Nombres. – Par Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, édité chez Robert Laffont / Jupiter dans la collection Bouquins

 

 

 

 


Je suis nè a 7 mois … Prématuré et mort nè …

le 27 /05 / 1972

jouons avec ma date de naissance et les chiffres et regardons le nombre de 7  :

ma date en 7

A vous d’en prendre et d’en laisser !