Le langage des alchimistes

Le langage des alchimistes :
Dans ces livres, une idée-force revient en permanence: la science n’est révélée qu’à un petit nombre d’élus,
de privilégiés.

A tel point que le nom de la doctrine ,
l’hermétisme, est devenu synonyme de secret et de mystère.

En , le savoir est réservé aux initiés : à la recherche de la perfection, ils associent philosophie, cosmos, préparations chimiques, symbolique des couleurs…

Les alchimistes considèrent l’existence de sept métaux purs :
or, argent, mercure, plomb, étain, fer et cuivre.
Outre ces sept métaux, ils connaissent le soufre et le sel.

Les alchimistes doivent mourir plutôt que de révéler leurs secrets. Mais la transmutation des métaux en or ne doit pas être la recherche de la richesse matérielle.

L’alchimiste doit être désintéressé. Alors, « celui qui a étouffé en lui le désir de richesse et de puissance pourra être récompensé par la découverte de la pierre philosophale ».

Tout cela peut paraître bien incompréhensible et l’on pourrait croire que Nicolas Flamel et ses condisciples sont des gens peu sérieux. Il n’en est rien.
Ce langage est voulu, il ne faut pas que le profane puisse comprendre, la science peut être dangereuse, et certaines découvertes qui pourraient être faites risqueraient de compromettre l’équilibre du monde.
« Les véritables alchimistes s’expriment par , allégories, symboles, afin de n’être entendus que par les esprits avisés, élevés et éclairés par la connaissance », déclare l’alchimiste Synesion.

http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/9973