L’œuf philosophique

« En , l’œuf représente le chaos tel que le conçoit l’adepte, la prima materia dans laquelle l’âme du monde est captive.

De l’oeuf – symbolisé par le vase de cuisson rond – s’envole l’aigle ou le phénix, l’âme libérée – identique, en dernière analyse, à l’Antropos qui était emprisonné dans l’étreinte de Physis. »

L'Oeuf des Philosophes

Le symbole de l’œuf est quasi universel.
Il contient en lui la vie et c’est par une simple cuisson lente et naturelle faite par la mère qu’il permet à un être d’avenir au monde.
Depuis les Gréco-Egyptiens en fait le processus alchimique de l’Opus fût comparé à un œuf porté à éclosion.
L’œuf a une partie liquide (le jaune et le blanc) et une partie solide. Il est de nature minéral (la coquille) et animal.
Un œuf contient en effet les quatre éléments, les trois substances de l’œuvre et le principe des opposés.
L’œuf symbolise la représentation de la totalité du macrocosme mais à l’échelle du microcosme.

Dans le traité alchimique du « Levé de l’aurore » (« Aurora Consurgens ») il est écrit :
« L’art est comparable à l’oeuf où l’on trouve quatre choses.
La coquille est la Terre, et le blanc l’Eau, la très fine membrane qui est sous la coquille, c’est l’Air. Le jaune, c’est le Feu.
Le cinquième élément, la quintessence, c’est le poussin. Les alchimistes comparent l’embryon, le cœur, à l’aurore ainsi qu’au lapis.
Ils lui donnèrent le nom de « point rouge au centre du soleil ».