mercure philosophique

Le mercure philosophique, ou mercure des philosophes, ou Notre Mercure, est une substance hypothétique que les alchimistes distinguaient du mercure métallique (appelé, par eux, mercure vulgaire ou commun).
Dans sa portée symbolique liée à l’hermétisme c’est le principe féminin générateur du monde.

Dans la plupart des cas, l’expression désigne l’ingrédient initial de la pierre philosophale, c’est-à-dire des substances très diverses et sans rapport avec le mercure métallique, ou même les métaux, comme la rosée, l’humus, l’urine, etc.

Mais de nombreux alchimistes vont suivre l’idée du pseudo-Geber dans sa Summa perfectionnis (Somme de la perfection) au XIIIe siècle, que la pierre philosophale doit être faite de la substance de base qui compose les métaux et qu’utilise la nature pour les fabriquer.

Le pseudo-Geber introduisit aussi la théorie dite du « mercure seul », qui contrairement à la théorie alchimique classique selon laquelle les métaux sont composés de mercure et de soufre, soutient que les métaux précieux sont essentiellement faits de mercure, et que le soufre agit comme une impureté.