Nicolas Flamel

(vers 1330 ou 1340, peut-être à Pontoise – 1418 à Paris), est un bourgeois parisien du XIVe siècle, écrivain public, copiste et libraire-juré.

Sa carrière prospère, son mariage avec une veuve ayant du bien, et ses spéculations immobilières lui assurèrent une fortune confortable, qu’il consacra, à la fin de sa vie, à des fondations et constructions pieuses.

Cette fortune, que la rumeur amplifia, est à l’origine du mythe qui fit de lui un ayant réussi dans la quête de la Pierre philosophale permettant de transmuter les métaux en or.
À cause de cette réputation, plusieurs traités alchimiques lui furent attribués, de la fin du XVe siècle au XVIIe siècle, le plus célèbre étant Le Livre des figures hiéroglyphiques paru en 1612. Ainsi, « le plus populaire des alchimistes français ne fit jamais d’ »

Flamel Nicolas -tombe

Lors de la destruction du corps de l’église Saint Jacques de la Boucherie – on ne garda que la tour comme usine à munitions – toutes les œuvres d’art disparurent.
La tombe de Flamel ne fut pas épargnée. La dalle gravée fut retrouvée bien plus tard par un antiquaire : elle servait de table de découpe à un vendeur de légumes…

« Feu Nicolas Flamel jadis écrivain a laissé à œuvre de cette église certaines rentes et maisons dont il avait fait acquisition et achetées à son vivant pour faire certains service divin et distributions d’argent chacun an par aumônes touchant les Quinze Vingt, l’Hôtel Dieu et autres églises et hospitaux de Paris. Soient priés ici les trépassés.  »

Une ayant appartenu à Perrenelle et Nicolas Flamel existe encore : le Grand Pignon , sis 51 rue de Montmorency.
La maison a perdu son pignon, son haut de façade triangulaire, mais a heureusement conservé ses sculptures en façade.
Elle est considérée comme la plus ancienne maison de Paris, antérieure aux maisons de la rue Volta, qui ont gardé pignons et colombages de bois.

On peut encore lire cette inscription: « Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fut faite en l’an de grâce mil quatre cens et sept somes tenus chascun en droit soy dire tous les jours une paternostre et un ave maria en priant Dieu que sa grâce face pardon aus povres pescheurs trespasses Amen ».
Si l’on s’en tient à cette inscription, il semble que Flamel avait institué une fondation pieuse, pour accueillir des pauvres gens sans feu ni lieu.

Mais d’où venait la fortune de Flamel ?
De son travail officiel d’écrivain-juré de l’Université de Paris ?
De le gestion en sous main des biens des Juifs expulsés du royaume ?
De judicieux placements de la fortune personnelle de sa femme ? De l’usure ?

Ou, bien plus prosaïquement, de la spéculation immobilière sous couvert de fondations pieuses car le lotissement de maisons, voire de taudis, était particulièrement rentable en période de croissance urbaine?

De la pierre philosophale, qui transmute tout métal en or ?
Secret découvert par Flamel dans un vieux manuscrit juif trouvé par hasard chez un bouquiniste, puis déchiffré après vingt ans d’effort, grâce à l’aide d’un vieux savant juif rencontré à l’occasion d’un pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle.

La seule façon de le savoir, c’est de poser la question aux Flamel eux mêmes.
Chacun sait, même les petits lecteurs de Harry Potter, que la pierre leur a également donné l’immortalité…