Premières techniques alchimiques

Les alchimistes alexandrins utilisaient quatre types de techniques pour « produire » de l’or, techniques consignées dans des recettes :

  • la fabrication d’alliages semblables à de l’or, composés de cuivre, d’étain et de zinc (comme le laiton ou le moderne « or de Mannheim », alliage de cuivre et de zinc utilisé en bijouterie) ;
  • l’altération de l’or, en lui incorporant du cuivre et de l’argent dont les teintes rougeâtres et verdâtres des alliages avec l’or se compensent, ne modifiant pas la coloration initiale. Les alchimistes interprétaient cela comme la transformation de l’argent et du cuivre initial par l’or agissant comme une semence ;
  • la dorure superficielle des métaux (les recettes parlent alors de teinture plutôt que de fabrication). Cela se faisait par trois méthodes : l’utilisation d’un vernis laque teinté, le traitement par des solutions pour former une couche de sulfures, et la corrosion en surface d’or altéré, pour ne laisser à l’extérieur qu’une couche d’or pur (l’agent corrosif étant probablement une sorte d’anhydride sulfurique obtenu par calcination de sulfates de fer et de cuivre) ;
  • l’utilisation de substances volatiles dans des processus de distillation et de sublimation, permettant d’extraire l' »esprit » d’un corps et de l’y réintroduire.

Les alchimistes fascinent, intriguent, dérangent depuis les religions existent.
La nature très particulière de leurs recherches ne peut que nous rappeler que cette soif de richesse perpétuelle est inhérente à l’homme.
Cette quête folle aurait pu prendre fin radicalement mais elle s’est au contraire perpétuée au fil des siècles.
Nous aurons un aperçu du travail des alchimistes des temps nouveaux grâce à ce documentaire.

En supplément de son emploi de cadre, Robert Delvar est depuis maintenant plus d’une trentaine d’années.
Pour lui, il ne s’agit ni plus ni moins «que de transformer un élément simple en un autre élément simple» dans son laboratoire, ceci à l’aide de procédés artisanaux qui n’utilisent pas du tout la même énergie que celle utilisée dans les accélérateurs de particules.

Véritable spécialiste du sujet puisqu’il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les alchimistes, Bernard Biebel nous renverra à la philosophie pour expliquer cette passion des hommes pour l’. En effet, cette pratique recherche à recréer artificiellement les prodiges de dame nature.

Il semblerait que les forgerons aient été les premiers à l’origine du mystère de la transformation de l’or.
Pour ce qui de l’alchimie occidentale, il faut sans doute chercher également du côté de l’Egypte pour retrouver les traces de cette fascination pour le métal précieux.
Ajoutons à cela que les égyptiens étaient passés maîtres dans l’art de la fonderie et du travail des métaux, ce qui ne fait qu’alimenter l’hypothèse qu’ils aient pu fabriquer quelque chose de rare et d’assez inédit.